Les passages couverts sont une invention parisienne née à la toute fin du dix-huitième siècle et développée sous la Restauration : des galeries vitrées, chauffées et éclairées, où l'on flânait à l'abri de la boue et des voitures. Paris en a compté environ cent cinquante vers 1850, il en reste une vingtaine. Ce sont les ancêtres directs du centre commercial. La galerie Vivienne, la plus élégante du lot, a été construite en 1823 sur les plans de l'architecte François-Jacques Delannoy pour un notaire, Louis-Auguste Marchoux, qui spéculait sur le quartier de la Bourse : elle a d'abord porté son nom et n'a été inaugurée sous celui de Vivienne qu'en 1826. Elle a gardé ses mosaïques au sol et sa verrière. Colette, que l'on associe souvent au quartier, vivait à quelques rues de là, au 9 rue de Beaujolais, dans les jardins du Palais-Royal, jusqu'à sa mort en 1954. On entre dans la galerie à pied, les vélos restent rue Vivienne.
Le passage des Panoramas, percé en 1799, est l'un des plus anciens encore en activité, le passage du Caire l'ayant précédé d'un an. C'est là qu'a été installé, en 1817, le premier éclairage public au gaz de la capitale : les Parisiens venaient en curieux voir la lumière sans bougie. Quelques coups de pédale plus loin, le Canal Saint-Martin raconte une autre ville. Décidé par Napoléon en 1802 pour donner de l'eau potable à Paris et ouvert en 1825, il est devenu une voie industrielle par laquelle remontaient les marchandises vers les Halles et les abattoirs de la Villette. Haussmann l'a fait voûter à partir de 1860 pour poser un boulevard par-dessus, celui qui porte aujourd'hui le nom de Richard-Lenoir, et la voûte a été prolongée sous le boulevard Jules-Ferry en 1906. Les écluses fonctionnent encore. Une précision qui surprend souvent : la réplique d'Arletty sur l'atmosphère, dans Hôtel du Nord de Marcel Carné, en 1938, n'a pas été tournée ici. Le film a été réalisé aux studios de Billancourt, dans un décor où Alexandre Trauner avait reconstruit l'hôtel, la passerelle et une section du canal.
La butte de Belleville culmine à 128,5 mètres au 40 rue du Télégraphe, devant le cimetière de Belleville : c'est le point le plus haut du domaine public parisien, et Claude Chappe y a installé son premier télégraphe en 1793. Le parc de Belleville, lui, monte à 108 mètres, ce qui en fait le plus haut jardin de Paris, et ouvre une vue large et dégagée sur la ville. La butte était encore un village de vignerons avant son annexion à Paris en 1860, et la Ville y a replanté une vigne en 1992, à côté du parc. Une plaque au 72 rue de Belleville affirme qu'Édith Piaf est née sur le trottoir, en décembre 1915 : son acte de naissance indique le 4 rue de la Chine, c'est-à-dire l'hôpital Tenon, mais elle a entretenu la légende toute sa vie et Paris préfère ses légendes. Vient enfin le Père-Lachaise, où l'accompagnateur choisit avec vous quatre à six tombes selon vos curiosités.
La balade part du 7e arrondissement sur un vélo à assistance électrique Tern réglé à votre taille, casque compris, et revient au même point, où les vélos sont restitués. Comptez de 15 à 20 kilomètres à vélo, aller et retour compris, deux buttes que l'assistance avale sans que vous forciez, et plusieurs portions à pied. Il faut savoir rouler à vélo et être à l'aise dans la circulation parisienne : le parcours emprunte des rues ouvertes à la circulation. Cinq participants au maximum par accompagnateur ; au-delà de cinq, nous pourrions organiser un second groupe simultané, selon nos disponibilités ; sa faisabilité et son tarif vous seraient confirmés par écrit. L'intersaison, d'octobre à novembre et de mars à avril, va particulièrement bien à ce parcours. Le tracé exact est adapté le jour même selon la météo, l'affluence et la circulation.