Cinq révolutions en quatre-vingts ans, de la Bastille au mur des Fédérés

1789, 1792, 1830, 1848, 1871 : un peu plus de quatre-vingts ans de barricades, de procès et de fusillades, entre la place de la Bastille et le mur des Fédérés du Père-Lachaise. Environ trois heures trente de vélo à assistance électrique en petit groupe, dont une trentaine de minutes à pied dans les allées du cimetière, avec un accompagnateur qui raconte ce que les pavés ne disent plus.

Paris a fait cinq révolutions en un peu plus de quatre-vingts ans : 1789, 1792, 1830, 1848 et 1871. Elles ne se sont pas jouées au même endroit. La Bastille, l'Hôtel de Ville, la Conciergerie, la Concorde, le Père-Lachaise : cinq lieux dispersés d'un bout à l'autre de la ville, longs à relier à pied. Le vélo à assistance électrique règle le problème. On avance à la bonne allure, on s'arrête au pied des façades, on repart sans avoir perdu vingt minutes sous terre. Le tracé est roulant et plat sur presque tout le parcours, la seule vraie montée étant celle du Père-Lachaise, et l'assistance fait l'essentiel de l'effort. Comptez environ seize kilomètres, en partie dans des rues ouvertes à la circulation.

Ce n'est pas une leçon d'histoire de France. C'est une suite d'endroits où des gens ont décidé, en quelques heures, de changer de régime, et où d'autres l'ont payé. Vous verrez le tracé de la forteresse dessiné dans les pavés, la façade que les communards ont préféré brûler plutôt que de la rendre, les murs de la prison où une reine a passé ses soixante-seize derniers jours, et la place où l'on a guillotiné plus de mille personnes en quelques mois avant d'y dresser un obélisque. Tout se raconte depuis la rue, le quai, le pont ou le parvis : aucun intérieur, aucune entrée payante et aucune consommation ne sont comprises dans le tarif, et le cachot de la Conciergerie se visite séparément, à votre initiative et à vos frais. Entre les arrêts, on longe la Seine, le Louvre et les Tuileries, où la monarchie est tombée le 10 août 1792 : c'est un passage roulant, pas un arrêt.

La balade se réserve en formule partagée, où vous rejoignez un petit groupe, ou en privative pour vous seuls. Tarifs indicatifs, toutes taxes comprises : en balade partagée, 75 euros par personne ; en privative, 95 euros par personne. Il ne s'agit en aucun cas d'un forfait de groupe. Le vélo à assistance électrique et le casque sont compris. Le prix définitif, la date et le point de rendez-vous vous sont confirmés par écrit avant tout paiement, et votre demande n'est pas encore une réservation ferme. Chaque groupe compte cinq participants au maximum par accompagnateur. Au-delà de cinq participants, nous pourrions organiser un second groupe simultané, selon nos disponibilités ; sa faisabilité et son tarif vous seraient confirmés par écrit. La balade part du 7e arrondissement et s'achève devant l'entrée du Père-Lachaise, dans le 20e, où vous restituez le vélo et le casque à l'accompagnateur.

Sur le parcours

Cinq révolutions en quatre-vingts ans, de la Bastille au mur des Fédérés

Place de la Bastille

Il n'y a plus de Bastille : démolie pierre par pierre après le 14 juillet 1789, la forteresse n'est plus qu'un tracé dessiné dans les pavés, qu'il faut un peu chercher. Le jour de la prise, elle abritait sept prisonniers : quatre faussaires, deux hommes enfermés pour troubles mentaux et le comte de Solages, incarcéré à la demande de sa propre famille. Sept détenus pour une forteresse devenue le symbole de l'arbitraire. Et la colonne de quarante-sept mètres plantée au milieu de la place ne commémore pas 1789 : élevée entre 1835 et 1840, inaugurée le 28 juillet 1840, elle commémore les Trois Glorieuses de juillet 1830, dont elle porte les noms gravés sur le fût et dont elle abrite, sous son socle, les dépouilles de cinq cent quatre victimes. Ce décalage déroute à peu près tout le monde.

Hôtel de Ville

Le bâtiment que vous avez devant vous n'est pas celui des révolutions : les communards y mettent le feu les 23 et 24 mai 1871, et il est rebâti dans les années qui suivent, façade Renaissance refaite à l'identique, inauguré en 1882, la décoration intérieure se prolongeant jusque dans les années 1890. L'état civil parisien antérieur à 1860 disparaît dans cet incendie et dans celui du Palais de Justice, où était conservé le second exemplaire des registres : environ huit millions d'actes partent en fumée, et la reconstitution ordonnée par la loi du 12 février 1872 n'en a rétabli que près de trois millions, ce qui explique pourquoi les ancêtres parisiens du XIXe siècle sont si difficiles à retrouver. Sur cette place, tout se joue à chaque secousse. Le 31 juillet 1830, Lafayette embrasse Louis-Philippe au balcon et donne un roi à la France. Le 25 février 1848, Lamartine y refuse le drapeau rouge et sauve le tricolore. Le 4 septembre 1870, Gambetta y proclame la République. Le 28 mars 1871, la Commune y est proclamée devant la foule : elle aura duré soixante-douze jours, du 18 mars au 28 mai.

Conciergerie, depuis le quai et le pont

Ancien palais des rois de France, agrandi par Philippe le Bel, devenu prison et antichambre du Tribunal révolutionnaire. Marie-Antoinette y passe ses soixante-seize derniers jours, du 2 août au 16 octobre 1793, dans un cachot humide surveillé jour et nuit par deux gendarmes ; le cachot que l'on montre aujourd'hui à l'intérieur est une reconstitution, l'emplacement réel de la cellule ayant été transformé en chapelle en 1815. Robespierre y est conduit après son arrestation dans la nuit du 9 au 10 thermidor et en repart le 28 juillet 1794, le même jour, pour l'échafaud : les charrettes quittent la cour du Palais à seize heures trente. La phrase sur la brioche est apocryphe, elle circulait avant elle et ne lui a été attribuée que bien plus tard. On lui prête, après avoir marché sur le pied du bourreau : « Pardon Monsieur, je ne l'ai pas fait exprès. » Le récit se fait depuis le quai et le pont ; l'intérieur ne se voit qu'en payant l'entrée, qui n'est pas comprise dans le tarif.

Place de la Concorde

Elle s'appelait place de la Révolution. Louis XVI y est exécuté le 21 janvier 1793, Marie-Antoinette le 16 octobre suivant, puis Danton, et Robespierre le 28 juillet 1794. On prête à Madame Roland, avant qu'elle monte à l'échafaud : « Ô Liberté, que de crimes on commet en ton nom ! » Plus de mille personnes y sont guillotinées en quelques mois, à l'endroit exact où l'on prend aujourd'hui des photos devant l'obélisque de Louxor. Celui-ci est offert en 1830 par Méhémet Ali, débarque à Paris le 23 décembre 1833 et n'est dressé que le 25 octobre 1836, devant une foule considérable : près de trois ans entre le quai et la verticale, le chantier a duré plus longtemps que le voyage.

Mur des Fédérés, au Père-Lachaise

Le 28 mai 1871, après plusieurs jours de combats livrés entre les tombes, les derniers combattants de la Commune sont fusillés contre ce mur d'enceinte et jetés dans une fosse à son pied ; la tradition retient le chiffre de cent quarante-sept. Pour l'ensemble de la Semaine sanglante, les estimations des historiens vont d'environ six mille à vingt mille morts, et le débat n'est pas clos. Un rassemblement se tient devant le mur chaque année depuis 1880, date de la première manifestation, qui réunit alors des dizaines de milliers de personnes deux mois avant l'amnistie des communards. Le cimetière appartient à la Ville de Paris et son règlement interdit les cycles à l'intérieur, même tenus à la main : les vélos restent attachés à l'extérieur, sans gardiennage, et cette dernière partie se parcourt à pied, sur des allées qui grimpent par endroits. L'accès, les horaires et la circulation dans les allées dépendent de la Ville, et l'itinéraire est adapté le jour même.

En pratique
Durée
Environ 3 h 30, arrêts compris, dont une trentaine de minutes à pied au Père-Lachaise ; environ 16 km
Niveau
Facile : le parcours est roulant et l'assistance électrique fait l'essentiel de l'effort, y compris dans la montée vers le Père-Lachaise. Il faut savoir rouler à vélo et être à l'aise dans la circulation parisienne, le parcours empruntant des rues ouvertes à la circulation ; les allées du cimetière se parcourent à pied et grimpent par endroits. Conditions de participation, dont l'âge minimum, précisées à la réservation
Départ
Départ dans le 7e arrondissement, arrivée devant l'entrée du Père-Lachaise dans le 20e, où le vélo et le casque sont restitués à l'accompagnateur ; l'adresse exacte du rendez-vous vous est confirmée par écrit à la réservation
Groupe
5 participants au maximum par accompagnateur ; au-delà de cinq, nous pourrions organiser un second groupe simultané, selon nos disponibilités ; sa faisabilité et son tarif vous seraient confirmés par écrit
Langues
Français ou anglais, à préciser à la réservation

La réservation est une demande, non une réservation ferme : nous confirmons par écrit la faisabilité, la date, le point de rendez-vous et le prix définitif avant tout paiement. Tarifs indicatifs par personne, toutes taxes comprises, incluant l'usage d'un vélo à assistance électrique et d'un casque. Aucune entrée payante ni visite d'intérieur n'est comprise : les récits se donnent depuis la rue, le parvis ou le pont.

Questions fréquentes sur cette balade

Faut-il des connaissances en histoire pour suivre ?

Non. Tout se raconte sur place, et l'accompagnateur ajuste son propos aux questions du groupe. Si vous connaissez déjà 1789, il reste 1792, 1830, 1848 et 1871, que l'on oublie beaucoup plus souvent. Le parcours suit la géographie de la ville plutôt que l'ordre des dates : chaque lieu est remis à sa place dans la chronologie au moment de l'arrêt.

Le parcours est-il difficile à vélo ?

Comptez environ seize kilomètres. Le tracé emprunte autant que possible des voies cyclables et des rues calmes, mais il passe aussi par des rues ouvertes à la circulation : il faut savoir rouler à vélo et être à l'aise dans le trafic parisien. La seule vraie montée, vers le Père-Lachaise, est absorbée par l'assistance. Quelques minutes de prise en main sont prévues au départ, et l'allure est calée sur le groupe, pas l'inverse.

Entre-t-on dans les monuments ?

Non. Le tarif ne comprend aucune entrée payante, aucun intérieur et aucune consommation : les récits se font depuis la rue, le quai, le pont ou le parvis, y compris devant la Conciergerie, dont le cachot ne se voit qu'en payant l'entrée. Au Père-Lachaise, le règlement des cimetières parisiens interdit les cycles à l'intérieur, même tenus à la main : les vélos restent attachés à l'extérieur, sans gardiennage, et le cimetière se parcourt à pied, dans la limite des horaires et des conditions d'accès fixés par la Ville de Paris. Rien ne vous empêche de revenir ensuite voir de plus près ce qui vous a donné envie.

Où la balade se termine-t-elle ?

Devant l'entrée du Père-Lachaise, dans le 20e arrondissement, où vous restituez le vélo et le casque à l'accompagnateur à la fin de l'arrêt. Le départ, lui, se fait dans le 7e : ce n'est donc pas une boucle. Si vous souhaitez un retour au point de départ, indiquez-le dans votre demande : cela ajoute environ neuf kilomètres et une heure, nous étudions la faisabilité et nous vous répondons par écrit avec le tarif correspondant.

Comment se passe la réservation ?

Vous nous indiquez une date, un parcours et un nombre de participants : votre demande n'est pas encore une réservation ferme. Nous revenons vers vous avec un créneau, un point de rendez-vous et le tarif exact toutes taxes comprises, confirmés par écrit avant tout paiement. La balade ayant lieu à une date convenue, elle ne bénéficie pas du droit de rétractation de quatorze jours (article L. 221-28, 12° du Code de la consommation). Nos conditions générales de vente, qui indiquent notamment le médiateur de la consommation compétent, sont accessibles depuis le pied de page.

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La réservation est une demande, non une réservation ferme : nous confirmons par écrit la faisabilité, la date, le point de rendez-vous et le prix définitif avant tout paiement. Tarifs indicatifs par personne, toutes taxes comprises, incluant l'usage d'un vélo à assistance électrique et d'un casque. Aucune entrée payante ni visite d'intérieur n'est comprise : les récits se donnent depuis la rue, le parvis ou le pont.

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