Montmartre culmine à 130 mètres. C'est peu sur une carte, beaucoup dans les jambes : la butte se gravit par des rues étroites et des escaliers, et un parcours à pied depuis le centre y consume l'essentiel d'une matinée. Le vélo à assistance électrique règle le problème autrement. Vous rejoignez Pigalle sans effort, vous remontez le boulevard de Clichy au fil des anciennes salles de spectacle et des studios de photographes qui vivaient du portrait d'artiste, puis les vélos restent en bas de la rue Lepic. La montée se fait à pied, tranquillement, parce que les ruelles de la butte ne sont pas faites pour rouler.
La butte a fabriqué, en une quinzaine d'années, une bonne partie de l'art moderne, et elle l'a fait dans des baraques en bois mal chauffées. Elle a aussi le sens de la farce. Le 8 mars 1910, l'écrivain Roland Dorgelès, décidé à moquer la peinture d'avant-garde, emprunte Lolo, l'âne du père Frédé, qui tenait un cabaret de la butte, attache un pinceau à sa queue et laisse l'animal balayer la toile à chaque carotte offerte. Le tableau, intitulé Et le soleil s'endormit sur l'Adriatique, est présenté au Salon des Indépendants sous la signature de Joachim-Raphaël Boronali, anagramme d'Aliboron, le nom traditionnel de l'âne : accepté, remarqué, vendu quatre cents francs. Dorgelès révèle lui-même le canular dans la presse, une fois la vente faite.
La balade part du 7e arrondissement, où vous prenez en main un vélo à assistance électrique Tern réglé à votre taille, casque compris, avec quelques minutes d'apprentissage avant de rouler, et elle revient au même point, où les vélos sont restitués. Il faut savoir rouler à vélo et être à l'aise dans la circulation parisienne : le parcours emprunte des rues ouvertes à la circulation, et l'accompagnateur cale l'allure sur le groupe. Cinq participants au maximum par accompagnateur ; au-delà de cinq, nous pourrions organiser un second groupe simultané, selon nos disponibilités ; sa faisabilité et son tarif vous seraient confirmés par écrit. Prévoyez des chaussures confortables et de l'eau, car la traversée de la butte se fait à pied et la pente est réelle. Le tracé exact est adapté le jour même selon la météo, l'affluence et les conditions de circulation.